93.6Le Père Marcel EPALLE, curé de la paroisse St Louis – Notre Dame de 1990 à 1999 est décédé juste avant Noël. Nous rendons grâce pour son fidèle ministère pendant 58 ans.

Voici un extrait de l’homélie de Mgr Dominique Lebrun pour ses funérailles.
« Le bon pasteur donne sa vie pour ses brebis ».
Combien sommes-nous présents à avoir bénéficié de la vie donnée de MARCEL EPALLE ? Je dis bien, « sommes-nous » car il est de ceux qui m’ont entraîné à aimer la mission de l’Eglise, ici, dans la Loire.
Cet évangile a été choisi pour la célébration du sacrement des malades qu’il reçut il y a quelques semaines, à sa demande. Alors que nous échangions sur l’onction des malades, il me dit son désir d’être en aube et étole. Je m’étonnais puisqu’il n’était pas nécessaire qu’il soit en aube pour recevoir ce sacrement mais je le rassurais : nous lui apporterions son aube et une étole.
Au cours de la célébration, en entendant l’Evangile, je compris que MARCEL EPALLE voulait recevoir ce sacrement comme prêtre. Il comprenait que sa mort était proche et que celle-ci signifiait donner sa vie, comme il a cherché à la donner au mieux, comme prêtre. Frères et sœurs, comment approchons-nous la mort ? Comme un don ?
La vie humaine est un grand mystère. Nous sentions tous chez le Père EPALLE beaucoup de réserve et de pudeur. Pourtant, dans les derniers temps en particulier, il se confiait parfois avec abondance, dans un dialogue où des questions simples et profondes revenaient. Il y a peu, quand la maladie se précisait, il me retint pendant une heure et demi à son chevet avec comme première question : « Des gens me disent de garder le moral. Mais qu’est-ce qui est le plus important : garder le moral ou garder la foi ? Qu’est-ce que vous en pensez, Père DOMINIQUE ? »
La réponse est dans la première lecture : « Revenir sur la misère où je m’égare, c’est de l’amertume … mais voici que je me rappelle en mon cœur ce qui fait mon espérance : les bontés du Seigneur ne sont pas épuisées, ses miséricordes ne sont pas finies ».
Dernièrement, il m’avait écrit pour exprimer son souci pour les vocations. Je sais qu’il en a parlé à d’autres, comme à JO, par exemple. Il se demandait si sa génération avait bien agi. Il me demandait s’il n’y avait pas un risque de privation de l’eucharistie à ne pas vouloir ordonner des hommes mariés. Plusieurs ont dit hier son attachement à l’eucharistie. Je peux ajouter à la prière…

Décès du Père Marcel Epalle