02.3Journée de la vie consacrée

(2 février, Présentation du Seigneur)

Deux témoignages

Vivre dans le « Fiat* » de Marie                                    * Qu’il soit fait

L’appel à la vie consacrée m’est parvenu par différentes touches, comme souvent :
la compassion existentielle devant l’incroyance des foules et devant la peine impuissante des « petits », victimes de dérision à cause de leur foi, mais aussi, plus intimement, la fascination pour le Christ, le besoin de Le suivre et surtout le désir d’être unie à Lui par un lien exclusif, sponsal.
La conscience, depuis mes 20 ans, d’avoir été convertie par la prière de l’Eglise m’a été appel à m’enfouir dans cette prière.
La parole de Dieu appelle les consacrés, de manière constante, vers ce double amour – l’amour de Dieu et l’amour de son peuple – qui n’en fait qu’un seul. La médiation de l’Eglise pour le discernement et l’accueil de la vocation est essentielle pour que ce soit bien Jésus-Christ qui appelle et consacre.
Aujourd’hui, diminuée, je crois à la fécondité missionnaire de la fidélité aimante à la prière, à l’accueil, au devoir d’état.
« L’unique bonheur sur terre, c’est de s’appliquer à toujours trouver délicieuse la part que Jésus nous donne, la tienne est bien belle » écrivait sainte Thérèse de l’Enfant Jésus à Léonie bien éprouvée.
La vie d’adoration filiale à travers TOUT ce qui arrive me fait vivre petitement et réalistement dans le Fiat de Marie.

Soeur Anne-Marie (Soeurs du Magnificat)

L’étincelle qui me transforme !

« L’étincelle donnée par Dieu, si légère soit elle provoque un grand craquement, c’est le début d’un grand feu. » Thérèse d’Avila.
Pour moi, la vie consacrée est cette étincelle illuminée dans mon coeur, et qui me permet de me nourrir de la parole de Dieu et l’Eucharistie, de tendre la main à tous sans distinction de caste, de croyance ou de race, d’entrer dans un processus de dépouillement.
L’appel à la vie consacrée et ma réponse à suivre ses traces m’obligent à regarder autour de moi, à être sensible à la vie qui s’écoule, à réfléchir à ce que Dieu me demande de faire et surtout à être transformée par ces événements et mes expériences. Transformée pour être unie aux peuples dans leurs joies et leurs peines, pour répandre l’espoir et la joie que Dieu me donne, pour partager l’amour de Dieu que j’éprouve.
Ainsi, la petite étincelle que Dieu a mise en moi devient un grand feu avec un désir très profond de le servir, lui et son peuple.

Soeur Shiji James Kizhakkedath

paru dans le St-Benoît & St-Etienne 02

Journée de la vie consacrée – Deux témoignages